Pour tous ceux qui souhaiteraient se lancer dans l’écriture d’une histoire, voici quelques ingrédients importants à la création de votre récit. Pas de réelle méthode mais des points à travailler avec application pour concevoir l’histoire à venir.

Pour commencer : trouver la bonne intrigue !

Un bon storytelling repose toujours sur une bonne intrigue, cette dernière est assimilée à un processus dynamique qui servira de compas pour notre récit ,et nous servira à guider et, à maintenir ensemble tous les éléments de notre histoire.
A ce stade là, il s’agit de répondre à deux questions distinctes : « le pourquoi ? » et le « quoi ? ».
Vous l’aurez compris l’intrigue est nécessaire au bon fonctionnement de notre récit, et en tant que storyteller vous devez vous concentrer sur son élaboration.

Mais, ne confondez pas l’intrigue avec le genre littéraire.

Le genre littéraire désigne le milieu sélectionné où va se dérouler notre histoire, à titre d’exemple la science-fiction, les récits historiques…
L’intrigue a un rôle bien défini puisqu’elle organise l’harmonisation des scènes.

Dans le storytelling appliqué à la communication, il y a cinq intrigues principales :

1- Les intrigues où le protagoniste est sous l’influence d’une envie (d’argent, d’ambition ou même d’un pouvoir magique. Il se rend compte de son erreur, et de la manière dont il a vécu.
2- Les intrigues où les protagonistes suivent une quête. C’est un style d’intrigue populaire. Par exemple, c’est le style utilisé par le Seigneur des anneaux. La communauté de l’anneau doit aider Frodon et Sam à détruire l’Anneau unique avant qu’il ne tombe dans les mains de Sauron.
3- Les intrigues où le héros doit combattre un démon ou un être maléfique qui menace la survie du royaume voir même de l’univers. La menace peut être physique ou psychologique. C’est le style d’intrigue utilisé dans les films « Transformers », la saga des films « La momie », « Star Wars ».
4- Les intrigues où le protagoniste passe de la pauvreté à l’abondance de richesse. Dans cette intrigue, le héros passe d’une vie de misère à une vie d’opulence. C’est un style d’intrigue très populaire aux Etats-Unis. Plusieurs films ont utilisé cette intrigue on peut par exemple parler de « Cendrillon », « Rocky », « Slumdog millionaire », « les Tuche ».
5- Les intrigues où le héros voyage. Les films comme  « Retour vers le futur », « Interstellar », « la vie rêvée de Walter Mitty »

Il est important de comprendre qu’en plus de devoir posséder une bonne intrigue, notre récit doit conserver son thème au fur et à mesure de son écriture.

Mais, qu’est ce que le thème ?

Le thème est essentiel pour votre histoire. Il correspond au message que vous voulez faire passer à vos futurs lecteurs. Votre histoire n’est que l’exposition de ce message.
Chaque action du personnage, chaque intrigue sert à propager ce que nous avons à communiquer.
Certains écrivains conseillent d’écrire notre histoire d’un trait et puis la relire pour en dégager le thème. Puis, de la réécrire pour qu’elle colle entièrement au thème que nous venons de découvrir.
On le trouve le plus souvent écrit au début de l’histoire, plus il sera clair, plus notre histoire aura des chances d’être appréciée par notre public.
Une adaptation à notre période actuelle sera nécessaire.
Steve jobs lors de la création d’Apple a adapté son thème à l’époque. Les Etats-Unis venaient de sortir de la guerre du Vietnam, qui a causé de nombreux morts et provoqué une grande méfiance des citoyens américains envers leur gouvernement.
Le thème d’Apple est d’offrir à leurs clients une alternative, et d’être indépendant et autonome vis à vis de l’administration.
Afin de mettre notre thème à jour, il faut rechercher le « conflit ».
Tout déroulement créatif s’effectue en quatre étapes : l’association, l’édition, l’exploration et l’exécution. Pour débuter, il faut définir quel sera notre public et comprendre ce qu’il désire et comment le satisfaire.
Puis viendra le moment d’associer nos idées, les classer afin de faire apparaître de nouvelles associations possibles. Et, utiliser nos recherches pour renouveler notre thème ou en créer un nouveau.
Une fois notre thème défini, il faut garder à l’esprit que notre histoire doit posséder une forme cohérente.
Vous l’aurez compris la structure de notre récit est un facteur qui permettra aux lecteurs de vous apprécier.


Mais, comment structurer votre histoire ?

Toute histoire doit être écrite en trois actes et respecter six étapes.
Notre récit se doit d’être structuré, avec un début et avec une fin.
Le storytelling se construit en trois actes.
Le premier acte pose souvent les bases et l’univers de l’histoire.
Le second décrit les actions de notre récit.
Et, enfin le troisième acte correspond à la fin de notre récit.

Ces trois actes devront à leur tour être découpés en sous-parties, au nombre de six plus précisément.

C’est la structure essentielle de votre histoire qui peut s’articuler ainsi, c’est une recette commune à de très nombreuses histoires.
On nomme d’ailleurs cette méthode «pitch Pixar».
Les six parties étant plus précisément :« il était une fois… », « chaque jour … », « mais un jour… », « à cause de ça… », « à cause de ça … », « jusqu’à ce finalement… ».
Ce « pitch Pixar » a renouvelé le storytelling.
L’acte un est essentiel puisqu’il met en place votre univers et tous vos décors.

Un bon storyteller doit toujours se tenir à ce qu’il a mis en place dans son acte 1.
C’est un peu comme si une convention était passée avec vos lecteurs.
A la fin de cette acte un on trouvera l’élément déclencheur.
Celui, qui brisera la situation initiale de votre histoire et, qui engendrera les péripéties qui suivront.

Cet élément va mettre en place la notion de conflit dans notre récit.
Au fil de son écriture, l’intensité de notre histoire doit augmenter jusqu’à atteindre son apogée qui correspond à la partie : « jusqu’à ce que finalement… ».
Nous devons effectuer un « story arc «  (arc narratif).
L’apogée de notre histoire (climax) est une partie aussi très importante.
C’est un moment où notre personnage décide ou non de changer.
Après ce dit climax notre récit retrouve un équilibre.

Et qu’en est-il des personnages ?

Notre personnage est avant tout la représentation d’un désir.
Notre personnage cherche à assouvir son désir.
Jusqu’à l’élément déclencheur finalement notre personnage a été conditionné à satisfaire son désir.
Par exemple pour un personnage vivant dans la misère l’élément déclencheur va lui faire comprendre son réel désir de devenir riche.
Notre protagoniste va essayer par tous les moyens de parvenir à ses fins. Le public doit ressentir des émotions vis à vis de son personnage. Un subtil mélange de pitié, d’amour et de peur pour son personnage. Ce dernier peut également être énervant voir irritant aux yeux de vos lecteurs.
Le plus important reste que votre public doit comprendre les actions de vos personnages.
Pourtant votre personnage n’est pas seul dans votre univers, autour de lui gravitent des amis, des alliés et ou des ennemis.
Une relation s’installe et existe entre tous ces personnages.
Un réseau se tisse entre eux au fur et à mesure de l’histoire.
Notre personnage possède trois types de caractéristiques : physiques (humain, humanoïde, animal…), sociales (son éducation, son rang social…) et psychologiques (ses émotions, ses peurs et, ses envies…).
Ainsi, les désirs de notre protagoniste évoluent en même temps que la progression de son histoire, pour mieux le comprendre il suffira de le mettre dans une situation de crise, ainsi on découvrira ses deux faces, son côté lumineux et son côté obscur.

Avec ces quelques nouvelles informations reste à savoir si vous vous lancez dans la belle aventure du raconteur d’histoire ?
Un dernier petit conseil en passant….N’hésitez pas à vous inspirer des scènes de vies qui vous entourent, des personnes que vous aimez ou que vous détestez…de parfaits inconnus….

La vie de tous les jours reste la plus simple mais aussi la plus belle des histoires.

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